La part sauvage du monde – Penser la nature dans l’Anthropocène

19,00 

Auteur : Virginie MARIS

Éditeur : Édition Seuil
Format : 14.00 x 19.00 cm
ISBN : 978-2021-332544

Pagination :  256 pages
Parution : 2018

 NOUVEAUTÉ

 

Description

La nature n’est pas morte ! Indocile et récalcitrante, elle peuple notre imagination et nos paysages. Cette altérité participe à notre liberté !

Il n’y aurait plus sur cette Terre que les humains, leurs productions et leurs déchets. Et si rien de vierge ou de sauvage ne demeure qu’il faille préserver, le temps est venu de prendre pour de bon les commandes d’un système-terre produisant des biens et délivrant des services au bénéfice exclusif de l’humanité.
À rebours de ces appels à la gestion globale du monde, l’ambition de ce livre est de réhabiliter l’idée d’une nature sauvage caractérisée par son extériorité, son altérité et son autonomie. Reconnaître l’extériorité de la nature, c’est accepter que nous ne sommes pas les créateurs de ce monde que nous partageons avec l’ensemble des vivants. Reconnaître l’altérité de la nature, c’est admettre l’hétérogénéité radicale qui existe entre les affaires humaines et le monde sauvage. Enfin, reconnaître l’autonomie des entités naturelles, c’est penser la façon dont les vivants non-humains constituent leur monde tout comme nous constituons le nôtre et se donner les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
Et que les fossoyeurs qui doutent de sa vigueur regardent alentour : la nature, elle, ne se soumet pas. Elle revient, elle résiste et déborde. Des adventices ruinent les monocultures transgéniques, des plantes transpercent le bitume, des animaux sauvages habitent nos villes.
Ce livre est un plaidoyer pour reconsidérer cette nature indocile et récalcitrante qui peuple notre imagination, nos paysages, cette altérité qui finalement participe à notre liberté.

L’AUTEURE
Virginie Maris est philosophe au CNRS et membre du Comité national de la biodiversité. Ses travaux portent sur la biodiversité, le développement durable, l’écoféminisme, les rapports entre économie et environnement. Elle est l’auteure de Philosophie de la biodiversité – petite éthique pour une nature en péril paru aux éditions Buchet-Chastel (1e éd., 2010 et 2de éd., 2016) ainsi que de Nature à vendre – les limites des services écosystémiques (Quae, 2014).

 

Informations complémentaires

Poids 320 g
Dimensions 14 × 19,2 × 1,6 cm

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