Divine Angélique (vol. 13)

12,00 

Auteur : Bernard Bertrand
Éditeur : Éditions de Terran
Format : 15 x 21 cm
Pagination : 144 p.
Collection : Compagnon végétal

Description

« Angélique, avant même de te connaître, ton nom me faisait rêver ! Puis quand je te rencontrai, sylvestre, ce fut ton odeur puissante qui m’intrigua.
Et tes vertus me furent utiles ce soir lointain où, animant un stage de plantes dans la pluie et le froid jurassiens, ta racine croquée telle quelle, fraîchement sortie de terre, me guérit d’une crève virulente, m’emplissant d’une énergie si forte qu’il me fut impossible de dormir de la nuit… Depuis longtemps, je te compare au Ginseng, ami des organismes fatigués, que je ramassais jadis dans les sombres forêts des Appalaches : il y a entre vous plus d’une ressemblance.
Mais, moi, qui aime tout goûter, je n’avais jusqu’ici guère été séduit par ta saveur de cirage ? c’est toujours à toi, sauvage, que je m’adresse, adresse, car je te rencontre partout où je vais, ayant comme toi une attirance non dissimulée pour ces éclaircies ensoleillées qui trouent les forêts profondes et humides. Pourtant, la confiture de Framboise à l’Angélique sylvestre avait un petit goût de sauvageonne qui parlait bien à mes papilles promptes à s’enthousiasmer devant l’inhabituel…
Heureusement, le printemps dernier, Bernard Bertrand, que je rencontrais enfin, me confiait son projet d’écrire un livre sur l’Angélique. Je l’en savais capable, certes, mais ce que je ressentais ne s’apparentait que de loin à l’exaltation qu’un autre végétal, par exemple l’Églantier ou la Massette, aurait pu susciter.
L’Angélique officinale, malgré son grade d’Archangélique, ne pouvait à mes yeux venir secourir sa modeste cousine des bois. Non, j’étais pour une fois convaincu du fossé existant entre les médicinales et les alimentaires.
Et ce n’était pas, croyez-moi, de gaîté de coeur ! »

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